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 La vie économique.

 

Elle s’appuie fondamentalement sur l’agriculture, celle-ci apparaît. Probablement, dés la fin des temps préhistoriques : des objets, mais également  des traces sur le sol telles celles témoignant d’un système agraire et hydrauliques à Tazbent (à l’ouest de Tébessa).
 M’agriculture numide est donc très ancienne : ses instruments son vocabulaire  et ses semences ne doivent rien aux phéniciens, dont les contacts avec les populations autochtones sont néanmoins attestés, L’économie agricole semble avoir été mixte, constituée de cultures diverses et d’élevage ovin et bivin.

 

Cependant, une vie urbaine numides a bel et bien existé aussi bien du temps du royaumes des Masaesyles que de celui des Massyle, ne serait-ce que pour leurs relation extérieures ou leur commerce, À l’intérieur, les villes sont connues sont : Théveste (Tébessa),  Calama (Guelma), Gadiaufala, Madauros (prés de l’daourouche), Naraggara (Sidi youcef) Thagura(Taoura),Timici, aux quelles il faut ajouter les capitales Siga et Cirta (Constantine)

 Les villes côtières sont :Hippo Regius (Annaba) ,Rusicava (skikda),Saldae (Bédjaya),  Icosieum ( alger), Gunugu (prés de Gouraya, prés de cherchell). Ces sités sont ou bien autonomes, ou bien gérées sous l’autorité des rois, Outre  la capitale Cirta, des villes sont des résidences royales comme Hippo Régius. Des sieges de trésoreries royales ou des  chefs-lieux de circonscription  fiscale sont établis, par example, à Cirta  et CAlama (Guelma). Le développement économique conséquent du royaume numide entraîne une grandes circulation monétaire.
C’est surtout à Massinissa et Micipsa que l’économie monétaire doits son essor et son résultat, les émissions royales nombreuses. Cependant, il semble que de cités à développer un monnayage « autonome ». C’est là un indice du rôle  croissant des villes dans l’économie et dans l’administration du royaume numide. Hippo Régius, Cirta et saldae sont des exemples de villes ayant élis des monnaies.

 

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Portrait de l’Aguellid Massinissa

Les céréales constituent la principale production agricole, et la plus ancienne, Le blé, surtout le blé dur, vient en premier lieu ; sa culture est pratiquée sur l’ensemble du territoire. M’orge et d’autres céréales secondaire, tel le sorgho, font partie de cette production. Les cultures arbustives constituent l’autre volet de cette production agricole. Elles sont représentées par les olivettes, les palmeraies, les vignobles mais également la culture du fuguier.

               L’élevage bovin, par les ruraux sédentaires, et l’élevage ovin pratiqué surtout par les nomades, constituent la seconde activité agricole des Numides en importance. Cependant, la production et la commercialisation du blé apparaissent comme une activité principale de la Numides, notamment sous le règne de Massinissa. D’autant que le monarchie Massyle a été propriétaire d’immenses  domaines agricoles non seulement sur ses territoires d’origine, mais également dans ceux conquis sur les Masaesyles et sur Carthage.
  

                  L’agriculture, essentiellement céréalière, a été le pourvoyeur d’un commerce extérieur très dynamique. Les villes côtières permettent Massinissa de développer sa puissance maritime. Se ports assurent l’exportation du blé vers Rhodes, Athènes et Delos, dans le mondes grec. Le royaume massyle fournit aussi de blé aux Romains en quantités importantes tout au long du II éme siècle av .J.C. notamment.

 

Les croyances religieuses.  

 

A cette vocation agricole, et donc au monde essentiellement rural des Numides, est lié le culte dédié au soleil et à la lune. Le monde rural a également ses propres divinités et ses génies locaux, appelés plus tard dans les textes romains, les « Dil mauri ». Avec l’ouverture sur l’hellénisme, particulièrement marquée sous la règne de Massinissa et sa politique de concorde avec Athènes et sa culture, le culte grec des Cereres ( Demeter et Koré, culte hellénique ) s’étend parmi les paysans numides.
Dans les cités, aux croyances proprement numides, s’imposent les divinités et rites phéniciens à travers baal-Hallom et d’autres personnages divins secondaires
.


 

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Le mode des morts.

 

Le type original de la sépulture berbère est celui du tombeau circulaire appelé « Bazina ». il semble qu’avant d’être enseveli, le défunt est soumis à la pratique du décharnement ou de la crémation incomplète .Quant au mobilier funéraire, il est très limité. A ce type de sépulture, s’ajoutent ceux des « Haouane », tombes creusées en hypogées, typiques de la Numidie extrême-orientale jusqu’à l’Ampsaga (Oued el kébir).

 Les tombeaux, surtout dans le sud, sont flanqués de petites plateformes, sortes d’autels, ou bien de monuments à niche et à chapelle, des stèles peuvent y être placés un rites d’offrandes, caractéristique de l’est, consiste à placer de la monnaie dans la tombe, A cela, il faut ajouter le mobilier funéraire que représentent différents ustensiles usuels en céramique, Celle-ci reproduit les objets utilisés dan le monde des vivants et témoigne du genres de vie, de l’organisation sociale et du statut du défunt…ects

 Le culte funéraire royal, se distingue quant à lui, par le medracen, monument plus imposant et à l’architecture élaboré, daté du IV éme siècle et III éme siècle av .J.C, et par le mausolée du khroub ( Soumaa du khroub) élevé par la dynastie Massyle au IIéme siècle av J.C. pour accueillir les restes de Micipsa. Ce mausolée est appelé généralemnt : tombeau de Massinissa.

 

Autres éléments de la civilisation numides.

 

Si les recherches n’ont pas encore levé le voile sur l’art architectural civil et palatin, elles ont de l’art architectural funéraire des exemples tels les Madracen et le Mausolée du khroub. Le Madracen, bien que s’étant inspiré, semble-t-il, de techniques carthaginoises, reprend tout à fait celle des « Bazina ». La structure globale du Mausolée du khroub est incontestablement numides mélangée d’influences helléniques.

Le mobilier funéraire, essentiellement constitué de céramiques, révèle des expressions artistiques numides fondées sur la maîtrise de la géométrie. Les stèles, bien que celles disponibles soient postérieures au régner les plus marquants des rois numides, témoignent d’un style particulier de la sculpture, et renseignent, par exemple, sur l’art vestimentaire.

 

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Dolmen ( oued zied ) Annaba

 

Ceci étant. L’élément qui caractérise l’individualité du monde berbère  et le différencier des autres ensembles culturels méditerranéens est sans conteste sa langue, soutenue par l’écriture. Il s’agit du libyque, c’est une langue aussi ancienne que ceux qui la parlent.

Son alphabet, même s’il présente des similitudes des détail avec d’autres idiomes et langages, reste très individualisé, son écriture, lors de l’émergence des royaumes numides connus au III éme siècle av. V.C., est déjà ancienne. Des exemples cette écriture sont donnés par les nombreuses inscriptions funéraires mises au jour. Les caractères sont rectilignes ; anguleux et géométriques.

Conclusion.  

 

La civilisation numide est donc une réalité confirmée par les recherches, quelles que soient les obédiences les plus reculées, elle a été construite par les «… Libyens cultivateurs… (qui) ont des maisons… »et qui habitent une région « …très montagneuse ; très boisée … »(hérodote). Les Numides agriculteurs, mais également nomades, ont constitué une société organisée, Celle-ci a produit les éléments constituants d’une civilisation, fondée sur culture spirituelle, bien originales, symbolisées par le royaume massyle notamment. Cette civilisation s’est ouverte aux influences méditerranéennes, mais elle a fini par être marginalisée du fait l’expansionnisme romain.

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Bibliographie :

 

 


St. Gsell : (Histoire ancienne de l’Afrique du nord ) , Paris ,1913-1929
G.Gamps : (Aux origines de la Berbère, Massinissa  ou les débuts de l’histoire), Alger ,1961
(Les Berbères, mémoire et identité, paris 2002
L.Galand : (langue et littérature berbère), paris 1979
G.picard : (les religions de l’Afrique antique ),paris,1950
Collectif : (Die Numide, Reter un konige nordlich des Sahara),Bonn ,1979

J.Mazard :( Corpus nummorum Numidie mauritanaeque )

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